1.1. A l'origine, les pierres
Il est toujours important de comprendre et connaître les origines d’une pratique. Celle qui nous intéresse aujourd’hui est la pratique des soins par les pierres.
Son origine est toutefois difficile à retracer. Le mot lithothérapie vient des termes grecs “lithos” (pierre) et “therapeia” (cure).
Il désigne l’art du soin par les pierres. Cependant, si l’origine étymologique du mot lithothérapie est facile à retracer, il n’en va pas de même des origines historiques de la lithothérapie ou du premier moment où les humains ont commencé à s’intéresser aux pierres autrement que pour en faire des outils.
Les racines de cet art se perdent au fond des âges puisque dès la préhistoire, les hommes ont fabriqué des outils avec les pierres. Aujourd’hui, elles sont aussi utilisées dans les technologies (le diamant par exemple).
Sur les sites archéologiques, la présence d’artefacts (objets modifiés par l’homme) établit avec certitude que nos lointains ancêtres australopithèques transformaient la pierre pour en faire des outils. Nous pouvons en conclure que nos ancêtres utilisaient les pierres depuis plus de trois millions d’années. Les archéologues ont également retrouvé des pierres, des bijoux dans les tombeaux des rois et des reines. Elles ornaient le cou des dignitaires importants d’un état sous forme de bijoux, les armes et les armures mais aussi les statuettes.
Dans la mythologie grecque, notamment l’Iliade et l’Odyssée, il est fait mention de « philtres ». Ces philtres étaient faits à partir de plantes mais aussi de minéraux. On leur associait des pouvoirs de guérison. Dans d’autres civilisations anciennes, comme les égyptiens, les indiens, ils servaient également de porte-bonheur ou de protection et étaient portés en amulettes.
Les hommes préhistoriques habitaient dans des grottes, dites « cavernes ». Ils vivaient près de la nature et du monde minéral. Nous savons qu’ils se servaient des pierres dans tous les actes de la vie quotidienne : pour casser une noix, pour tailler, pour faire du feu, pour dessiner sur les parois des grottes, etc… La pierre était également sculptée en amulettes, en statuette.
Plus tard, dans l’Antiquité, les hommes s’en sont servis pour dresser des temples mégalithiques : menhirs, dolmens, cromlechs… Ils s’y réunissaient pour prier, pour appeler la force ou la fécondité…
Toutes les cultures ont taillé les pierres que ce soit les indiens Aztèques, Mayas et Incas, les Egyptiens, les Chinois, les Grecs, les Hindous, les culture ottomanes, les Hébreux, et bien d’autres encore…
Ils sculptent la pierre en bijoux, en ornent les temples, en font des statuts. Ils commencent à s’intéresser aux pierres pour leurs vertus physiques et psychologiques.
D’après les écrits antiques de Pline et de Dioscoride, le minéral était un composant essentiel de la médecine et des remèdes au Moyen-âge.
Au 12ème siècle, transmise par les Egyptiens, l’alchimie qui est l’art de la transmutation de tous les métaux vils en or au travers de la « pierre philosophale » ; laquelle nait d’un processus complexe à base d’éléments minéraux trouvés dans la terre. Cette étape permet d’enrichit considérablement la symbolique des pierres.
La tradition de l’Alchimie s’appuie sur les minéraux et la pierre philosophale, substance chimique capable de transformer les métaux comme le fer, le plomb et l’acier, en argent et en or, mais également capable de guérir les maladies et augmenter l’espérance de vie. Le savoir des pierres et l’art de la lithothérapie, bien que balbutiant, commencent à se développer. Souvent, les pierres sont utilisées comme un objet de « relation » entre Dieu et l’homme.
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